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Comment surmonter le stress de l'entretien
Mieux vivre le face à face candidat / recruteur1. De quelle façon se pose la question du stress en entretien d'embauche ?
L'entretien d'embauche est l'un des plus délicats de tous les entretiens face-à-face. En effet, il combine les deux difficultés majeures, à savoir la rencontre avec l'inconnu (la nouvelle entreprise dont le candidat ne connaît pas les codes, et par laquelle il va chercher à se faire accepter) et la relation d'autorité maximum, le recruteur ayant le pouvoir absolu d'embaucher ou non le candidat. Ce dernier vit donc bien souvent cette situation comme une "régression" : il est un peu comme un petit enfant devant son père et se sent coupable de tout (notamment de ses échecs professionnels précédents).
2. Comment candidat et recruteur peuvent-ils éviter les erreurs de communication ?
La tâche principale revient au candidat qui n'a malheureusement pas le choix ! Tout son travail est en effet de séduire le recruteur car, même s'il a une excellente qualification, d'autres peuvent lui être préférés.
Il doit avant tout se "mettre à la place" de son interlocuteur et se demander : si j'étais à sa place, qu'est-ce qui me plairait chez un candidat ?
La réponse tient en un mot : qu'il me donne envie de travailler avec lui.
Le recruteur préfère en effet le plus souvent celui qui ne sait pas tout mais qui apprend vite à celui qui sait tout, mais qui refusera de s'adapter à une nouvelle équipe, à une nouvelle culture d'entreprise. Pour sa part, le recruteur doit faire le cheminement symétrique et découvrir les bons côtés du candidat même si celui-ci ne les montre pas à cause de son angoisse.
3. Comment gérer au mieux le rapport d'autorité en situation d'embauche ?
Le recruteur est par définition en position d'autorité par rapport au candidat et il a besoin d'être conforté dans cette position, sans quoi il se sentira menacé et risquera de devenir agressif. Le candidat devra donc veiller à montrer qu'il ne vient pas en rival, et qu'il accepte de bon gré de se soumettre à la nouvelle hiérarchie. Le candidat doit enfin se souvenir que le recruteur est le maître du temps (c'est lui qui décide de commencer et de finir l'entretien) et de la parole. Au candidat d'être bref, direct et concret. Pour le recruteur, le problème est exactement symétrique : même s'il affecte une attitude familière, il ne doit jamais oublier que chacun de ses mots résonne comme un ordre pour le candidat, chacun de ses jugements comme une condamnation. Il a donc une influence beaucoup plus grande qu'il ne le croit lui-même. En résumé, l'entretien d'embauche ne se joue pas seulement sur la compétence professionnelle mais sur le rapport affectif. Aux deux parties d'en avoir conscience et d'adapter leurs attitudes en conséquence.
Propos recueillis par Marie-Laure Hustache
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